Suite à la commission plénière de surendettement organisée dernièrement, la préfète, Béatrice Abollivier, et le directeur départemental de la Banque de France, Jean-Benoît Dubois, ont présenté les chiffres-clés pour la Seine-et-Marne.

En 2018, la commission a reçu 2 967 dossiers, contre 3 312 en 2017, soit une baisse 10, 4 % (cette baisse est de – 7,6 % en Île-de-France).

La Seine-et-Marne compte 27,1 dossiers pour 10 000 habitants (âgés de plus de 15 ans) et représente 13,3 % des dossiers déposés en Île-de-France. « Nous sommes plus proches du plan national que le reste de l’Île-de-France », commente Béatrice Abollivier.

La Seine-et-Marne se distingue surtout par la difficulté qu’ont ses habitants à rembourser des prêts immobiliers. « C’est lié à la taille du département, les gens achètent une maison mais n’ont pas toujours les capacités de remboursement », explique la préfète.

Ainsi, les crédits à la consommation représentent 32,2 % de l’endettement, contre 45,9 % pour les encours immobiliers. Et l’on retrouve ce type d’endettement dans 19,6 % des dossiers (contre 20,4 % en 2017), contre 11,1 % au niveau régional. « Ce sont les cantons de la façade Est qui sont les plus touchés », précise Jean-Benoît Dubois, qui cite Provins, Montereau, et Nemours.

Certains habitants du département ayant également besoin de recourir à des prêts pour acheter des véhicules, « leur budget est très tendu et le moindre accident de la vie les amène à se retrouver en difficulté ».

Enfin, l’endettement médian atteint 25 756 euros par dossier, contre 23 343 euros au plan régional.

Source : Le Moniteur de Seine-et-Marne

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